Cinémathèque suisse 
01.11.2018 - 29.12.2018

Hommage à Jean Rochefort

Rétrospective des grands films ayant jalonné la carrière de Jean Rochefort, disparu l’an dernier (du 1er novembre au 29 décembre)

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Hommage à Jean Rochefort

 Page du Musée

Infos Pratiques

L’élégant pince-sans-rire 
a tiré sa révérence

En plus de soixante ans de carrière et quelque 120 films, Jean Rochefort 
a passé de second rôle à trésor du cinéma français. Il s’est éteint à 87 ans l’année dernière. La Cinémathèque suisse a voulu lui rendre hommage à travers cette rétrospective de 18 longs métrages qui ont jalonné sa carrière.


Une tête de vieux renard à qui on ne la fait pas, une élégance pince-
sans-rire, un flegme imperturbable, un regard qui plisse, une voix qui gondole… Jean Rochefort était une des figures les plus emblématiques 
et les plus sympathiques du cinéma français. Né à Paris en 1930, il entre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, où il a pour condisciples Jean-Paul Belmondo, Claude Rich et Jean-Pierre Marielle. 
Sa carrière commence sur les planches en 1953 et devant la caméra deux ans plus tard, dans Rencontre à Paris, un film qui ne figure pas au fronton 
du septième art.


Jean Rochefort a longtemps été voué aux seconds rôles. Faire-valoir régulier de Belmondo (l’imperturbable valet de pied cavalant derrière 
son bon maître dans Les Tribulations d’un Chinois en Chine), il a été Croqui-gnol dans Les Pieds Nickelés, chef de la police dans la série Angélique 
et le redoutable colonel du Grand Blond avec une chaussure noire. Comme 
ses collègues Marielle, Rich, Carmet ou Noiret, il a su dépasser le handicap d’un physique particulier pour grimper au sommet de l’affiche et finir comme trésor national.

Le comédien tient pour la première fois la vedette dans Les Feux de 
la Chandeleur (1972). Il triomphe dans Un éléphant ça trompe énormément 
et Nous irons tous au paradis, le diptyque euphorisant d’Yves Robert. Dans les années 1970, il fait deux rencontres déterminantes : Bertrand Tavernier, qui lui donne quelques-uns de ses plus beaux rôles (l’abbé Dubois dans 
Que la fête commence est une merveille d’hypocrisie…) et Patrice Leconte : après s’être cordialement détestés sur le tournage des Vécés étaient 
fermés de l’intérieur, les deux hommes se retrouvent pour six films au 
parfum étrange dont Tandem, Le Mari de la coiffeuse ou Tango dans lequel, selon le réalisateur, Rochefort « nous emmène sur une autre planète. 
La sienne ».


Rochefort a tourné dans près de 120 films. Des classiques, des œuvres cultes, des sensations saisonnières, quelques navets (...). Le Don Quichotte 
de Terry Gilliam aurait dû être son chef-d’œuvre. Malheureusement, 
une hernie discale l’a disqualifié, nous condamnant à rêver la rencontre 
du chevalier à la triste figure et du moustachu narquois (...).


Il y a deux ans, Jean Rochefort disait sentir la mort venir, « et il y a des moments où je suis content qu’elle arrive. Le corps le demande, et la tête parfois aussi. Mais on n’a pas envie de faire du chagrin aux autres ». 
Eh bien ça, c’est fait.

Antoine Duplan (Le Temps, 9 octobre 2017)

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